SAUVEGARDE DU TEMPLE DE GALLARGUES LE MONTUEUX

Historique du temple de Gallargues-le-Montueux

Le temple de Gallargues le Montueux présente la remarquable particularité d’être construit sur les ruines d’un château, le Château des Seigneurs de Rochemore, belle demeure construite par Anne-Joachim-Annibal de Rochemore dernier seigneur de Gallargues.

(Sources : Nicolas André, architecte DPLG, « Expertise du temple de Gallargues ». 2017).

Ce bâtiment a été construit en 1756 par des compagnons maçons venus de toutes les régions de France. En façade on trouvait un élégant péristyle à colonnes ainsi que deux petites ailes. Un escalier intérieur monumental desservait l’étage. Le bâtiment comportait de nombreuses pièces, ainsi qu’une belle terrasse. Dans la nuit du premier avril 1792, le château fut incendié par une troupe « d’étrangers ». Le comte de Rochemore dût émigrer. Il décèdera à Vérone, en Italie. Ses biens et ce qui subsistait du château furent vendus aux maçons qui l’avaient bâti et qui en firent leur carrière.

En 1810, sous le Concordat, les protestants gallarguois, privés de temple depuis la Révocation de l’édit de Nantes désiraient bénéficier à nouveau d’un lieu de culte. Dans cette perspective, Thomas Burnet, écossais d’origine et ancien maire achète les ruines du château et les offre le jour même à la commune, à charge pour celle-ci de construire sur cet emplacement un temple protestant.
En 1813, l’architecte lunellois Jacques Izombard, conçoit les plans du bâtiment et les travaux sont confiés aux maçons anciens propriétaires des ruines. Les façades primitives et la colonnade d’entrée furent conservées. Les ailes ainsi que tous les murs intérieurs furent supprimés. La dédicace du temple eut lieu en 1833, par le pasteur Jean-Pierre Hugues.
Une charpente massive fut installée, reposant sur les colonnes des tribunes. En 1850, le clocher fut construit sur la colonnade d’entrée, à l’emplacement du balcon. Enfin, en 1858, le presbytère fut bâti sur l’emplacement des cuisines.

(Librement inspiré par « Le temple qui cache un château » Bernard Atger. Editions de la Fenestrelle, 2017.)